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Film à voir et soutenir

"Walter", retour en résistance..contre Sarkozy , l’occasion de relancer l’Appel des Appels

samedi 12 décembre 2009

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Conseil national de la Résistance créait la Sécu, les retraites par répartition, la nationalisation des besoins vitaux de l’économie, la séparation de la presse des pouvoirs d’argent... Voilà le programme du CNR aujourd’hui mis à mal par notre gouvernement, Walter Bassan et ses camarades John Berger, Stéphane Hessel, Constant Paisant sont là pour faire front et dire NON à la casse systématique des services publics et des valeurs du CNR nous rappellant que la résistance se pratique au quotidien.

Voir en ligne : http://www.walterretourenresistance.com

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La projection par le repaire des auditeurs modestes et géniaux de " La-bas si j’y suis " de Nice de

"Walter, retour en Résistance" film et débat SAMEDI 23 JANVIER a 20H

au PECOS (Pôle ECOnomie Solidaire)

51 Rue Clément Roassal - NICE

est reporté, un hebergement d’urgence ayant été fourni a 58 demandeurs d’asile dans la salle depuis le samedi 9 janvier.

Fidéles aux principes de solidarité et de résistance de Walter Bassan et palliant temporairement aux carences des services de l’état , des bénévoles et des citoyens motivés les aident et soutiennent par leur présence, des dons ou en partageant leur compétences, s’activant a les aider a se remettre sur pied aprés des mois passés dehors.

Pour voir le film a Nice ce n’est que partie remise.

Nous rappellons la projection de

"Walter, retour en Résistance"

Jeudi 4 FÉVRIER

20H 30 -MJC PICAUD

23 Avenue du Docteur Raymond Picaud 06400 Cannes

04 93 06 29 90

Film et débat avec la LDH Cannes

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A travers l’histoire de Walter, ancien résistant, ancien déporté haut-savoyard et sur fond de politique actuelle, une question se pose tout au long du film :

"Qu’avons-nous fait des idéaux du Conseil national de la Résistance ?"

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« … Le problème que nous avons en France, c’est que les gens sont contents des services publics. L’hôpital fonctionne bien, l’école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d’une crise majeure, sans paniquer les gens, sinon ils se recroquevillent comme des tortues… »

Discours de Renaud Dutreil, alors ministre de la Fonction Publique et de la réforme de l’Etat le mercredi 20 octobre 2004 a la conférence à La Fondation Concorde sur le thème « Comment insuffler le changement ».

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Le programme secret de SARKOZY : la destruction totale des acquis sociaux

Dans un éditorial du journal « Challenges », le 4 octobre 2007, Denis Kessler révèle le programme secret de la présidence Sarkozy. Vertigineux !

"Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. (...) Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme... A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance"

Tout doit disparaître

L’ensemble des réformes économiques et sociales mises en place au moment où la France venait de se libérer de l’occupation nazie et du régime fasciste de Vichy ont été rendues possibles grâce à « un pacte politique entre les gaullistes et les communistes », explique Kessler.

En réalité, l’influence des communistes dans la Résistance était si grande, le prestige de l’Union soviétique qui avait contribué grandement à la défaite nazie était si haut, que les financiers et patrons français de l’époque ont tremblé. Par peur de la révolution, ils ont signé un compromis douloureux : ils ont accepté l’introduction d’une sécurité sociale, du droit du travail et la nationalisation de secteurs clés. C’est ce qu’on a appelé le programme du Conseil national de la résistance qui était composé des communistes, des partisans de De Gaulle, des syndicats,…

C’est ce pacte que veut définitivement détruire Sarkozy pour se défaire du système de Sécurité sociale, du statut de la fonction publique, de ce qui reste du secteur public, de la représentativité syndicale, des régimes de retraite. Tous obtenus entre 1944 et 1952.

Mais la partie n’est pas gagnée, car, déplore l’éditorialiste, « le pays sanctifie ses institutions ». Lisez sa sécurité sociale, sa fonction publique. Kessler se plaint que « ceux qui s’attaquent à ces institutions d’après-guerre (comme lui, ndlr) apparaissent sacrilèges ». Or ces institutions ont vu le jour après quatre années de régime fasciste à la française et d’occupation nazie…

Kessler qualifie le modèle français de « dépassé », « inefficace », « daté ». Le Premier ministre Fillon a précisé ce qui est dépassé : « Il faut, dit-il, que chacun d’entre nous accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire ». La dégradation des services publics est ainsi revendiquée avec plans à la clé : 20 000 enseignants seront effacés, sous-effectifs dans les hôpitaux, diminution des tribunaux, attaque contre le régime des pensions des cheminots, chauffeurs de bus,…

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"Walter", retour en résistance

Pour mener à bien cette réflexion politiquement incorrecte, Gilles Perret a choisi un porte-parole attachant et convaincant : Walter Bassan, communiste entré dans la Résistance à 16 ans, rescapé du camp de concentration de Dachau. Un homme hors du commun qui n’a cessé de militer pour un monde plus équitable et qui a su garder, à 83 ans, une vitalité et des colères intactes.

A travers l’histoire de Walter, ancien résistant, ancien déporté haut-savoyard et sur fond de politique actuelle, une question se pose tout au long du film : "Qu’avons-nous fait des idéaux du Conseil national de la Résistance ?"

Avec Stéphane Hessel, grande figure de la Résistance gaulliste, et John Berger, écrivain britannique, il forme un curieux et attachant trio de militants qui s’accorde sur un même constat : le triomphe du néolibéralisme et la brutalité des puissants envers les plus faibles, les sans-papiers notamment... Ce documentaire est une invite à la vigilance en temps de crise.

C’est donc en lisant l’article de Politis*

Resistances : Indignations d’hier et d’aujourd’hui

A l’occasion de la sortie du film « Walter, retour en résistance », un collectif de jeunes militants lance un appel à défendre les acquis hérités du Conseil national de la Résistance.

et celui du nouvel obs** :

"Walter", retour en résistance... contre Sarkozy ?

Le film de Gilles Perret, "Walter, retour en résistance" , est sorti dans les salles. A cette occasion, un appel a été lancé sur internet par le collectif Jeunes en résistance.

Résister se conjugue-t-il au présent ? C’est la question que pose le film de Gilles Perret. Le film est tourné sous la forme d’un reportage, dans lequel le voisin de Gilles Perret, Walter Bassan, 83 ans, ancien résistant et ancien déporté, raconte son histoire et donne ses impressions sur la politique actuelle du gouvernement.à résister contre "les attaques actuelles du gouvernement contre les mécanismes de solidarité, le code du travail, l’indépendance de la justice et des médias (...)". "Les valeurs de la République sont en danger" affirme le collectif Jeunes en résistance. En 2004, treize anciens résistants avaient déjà lancé un appel à commémorer le 60ème anniversaire du Programme du Conseil National de la Résistance, de peur que celui-ci ne finisse par être oublié. "Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre, appelons les jeunes générations à faire vivre et transmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle" pouvait-on lire dans cet appel.

Le film fait polémique depuis plusieurs mois déjà, notamment sur les bancs de l’UMP. La droite crie au scandale, Gilles Perret assume. Dans le film, Walter, mais aussi d’autres anciens résistants, soulignent que les acquis du Conseil National de la Résistance (les retraites par répartition, la sécurité sociale, la liberté de la presse...) sont battus en brèche par les gouvernements successifs. Un retour sur des acquis inexplicable au vu de leur signification historique, pour le réalisateur.

Ce film doit servir de support a un maximum de projections, quel que soit l’environnement potentiel : facs, comités d’entreprise, syndicats, reunions publiques afin de susciter le debat partout . Les associations, syndicats etc doivent se l’approprier par le biais du DVD pour mettre en lumiére l’attaque permanente et trans-categorielle des "réformes du gouvernement qui dépéce methodiquement, ( menant une mort par mille coupures sur la santé, les retraites, le droit du travail, l’éducation, la poste, l’université , etc ) du peu d’acquis sociaux nous restant de la Libération. Appliquant sans etat d’ame, son agenda affairiste , quel qu’en soit le cout humain, sociétal et ecologique, la cupidité n’en a cure.

Un détricotage cynique en régle concocté dans les think-tanks de Jersey (offshore) des cost-killers du neo-liberalisme embauchés par Sarkozy, a qui il a donné comme feuille de route de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) de tailler en piéces des decennies de processus evolutif negocié par tous les partenaires sociaux..

"C’est un film magnifique, une leçon de civisme et de courage. Un élan d’optimisme." Raymond Aubrac

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Petit guide pratique pour organiser une projection de WALTER RETOUR EN RESISTANCE

Bonjour,

Vous représentez localement un parti, une association, un collectif et vous êtes désireux d’organiser un débat autour de la diffusion du film dans votre ville, tenir une table d’information, voire même organiser une projection dans le cas où le film n’est pas déjà programmé.

Il y a essentiellement trois cas de figures :

le film est déjà programmé dans une salle près de chez vous (pour le vérifier allez sur www.walterretourenresistance.com ) . Dans ce cas là la chose est simple, nous pouvons vous aider à vous mettre en contact avec les responsables de la salle qui ont tout intérêt à organiser un débat avec vous afin de créer une dynamique autour de la diffusion du film

il y a une salle de cinéma (plutôt Art et Essai, les grands circuits rechignent à diffuser WALTER RETOUR EN RESISTANCE) dans votre ville qui ne programme pas encore le film. Si vous êtes désireux d’y organiser une projection/débat, vous pouvez directement les contacter ou faites nous parvenir une petite demande par mail, et nous vous mettrons en contact avec la salle et tenterons de convaincre celle-ci de l’intérêt de l’événement. Si le film est programmé dans une salle de cinéma, en tant que simple organisateur du débat vous n’avez à vous occuper de rien financièrement. Tout est arrangé automatiquement entre la salle et nous.

Si il n’y a pas de salle de cinéma dans votre ville ou si décidément, les responsables de la salle de votre ville ne se laissent pas convaincre, le film existant en support vidéo, il est très simple à partir d’un vidéoprojecteur et d’un lecteur DVD d’organiser une projection dans une salle des fêtes, salle polyvalente, café, grange, ou tout autre salle de spectacle adéquate. Dans ce cas là nous appliquons un forfait de location qui nous semble raisonnable et surtout équitable. Nous demandons un forfait équivalent à 1,50 euros X capacité de la salle où vous l’organisez avec un maximum de 150 euros pour les agglomérations de moins de 10000 habitants, un de 200 euros pour les agglomérations jusqu’à 50000 habitants, et pas de maximum pour les agglomérations supérieures à 50000 habitants.

Petite note explicative pour le financement de la distribution de ce film : Pour des raisons politiques évidentes la production du film et sa distribution sont essentiellement financées par les contributions des spectateurs, c’est pour cela que nous sommes contraints à demander des forfaits de location tels que explicités plus haut.

Par ailleurs nous nous tenons à votre disposition pour contacter et organiser la venue d’intervenants Gilles Perret, le réalisateur, Walter Bassan, John Berger mais aussi d’anciens résistants pas loin de chez vous, des historiens, ou simplement les acteurs des luttes d’aujourd’hui en résonance avec celles d’hier.

En résumé contactez-nous, appelez nous ! Flavie PEZZETTA Flavie.influx@gmail.com 06 78 89 34 80 Jean-Jacques RUE jjrue@hotmail.fr 06 16 55 28 57

www.walterretourenresistance.com

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lire aussi :Néolibéralisme : la liquidation des Biens Publics de la France

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Le Projet Resistances : pour briser le cercle de fer du renoncement et de la résignation

c’est donc en lisant ces lignes que je me suis fait la reflexion que C’EST LE MOMENT ou jamais pour remettre sur les rails un projet citoyen FEDERATEUR HORS PARTIS pour contrer la violence, faite a nos droits et libertés au quotidien, .

.Il y a pas si longtemps on a vu Manu Chao et beaucoup d’autres s’unir contre l’OMC .On voit actuellement des groupes de musique comme les Ogres de Barback soutenir les desobeissants, le Ministére des Affaires Populaires les sans-papiers. Chacun dans son coin essaie de reagir au coup par coup aux effets des attaques de la politique gouvernementale et sa destruction methodique des libertés et des acquis sociaux.

Et non pas a ses causes collectivement !

La dispersion des luttes ca suffit, la convergence des luttes est la seule voie qui puisse porter le fer suffisamment profond.

Il est temps de remettre en selle la plateforme collective de l’Appel des Appels pour communiquer et créer une convergence des luttes ( sur le fichage , l’identité nationale,les sans-paps,les banlieues, l’ecologie, la justice (criminalisation de la population et dépénalisation des affaires etc,etc ) Une plateforme qui s’inspirerait du projet ’Aux Urnes etc "** de 2007

Créons une plateforme collective commune de Resistances pour se retrouver, se reunir, s’exprimer,produire du bien commun, se faire ENTENDRE . Cette plateforme viserait a etre APPROPRIEE au niveau LOCAL, regional voire national par les groupes de musique, les associations, les salles de spectacles, les cafés alternatifs, les repaires de La-bas si j’y suis (voir ce que fait l’Equitable Café a Marseille par exemple) toutes et tous les sans-voix, les no-vox pour gueuler, EXISTER tout simplement face a ce matraquage, cette frenesie gesticulatoire ou medias et politiques s’auto-suffisent, nous renvoyant l’IMAGE" d’une société francaise dans laquelle nous nous retrouvons pas.

Pour ne plus etre dans la posture de la victime qui subit, mais au contraire dans celui de la combativité, ne plus accepter ce retrecissement effrené de notre espace vital sans lutter .

RE-APPROPRIONS NOUS le calendrier social de notre société, de nos vies tout simplement ! NOUS avons des VALEURS et des biens communs COLLECTIFS forgés en 1936 et a la Liberation, elles sont sous attaque, defendons les bec et ongles, trop c’est trop ! BASTA !!

Des alternatives existent pour une société plus solidaire. Certains parlent d’utopie mais cette « utopie » est possible, nécessaire et obligée Ça commence ici et maintenant ! Non notre vie ne se resume pas au dernier jt martelant l’ideologie neo-liberale du gouvernement, des alternatives existent pour une société plus solidaire.

Ne soyons plus invisibles ou tenus pour quantité negligeable. Reapproprions nous notre juste place,celle centrale de l’humain.

Laurent

Electron Libre

http://salades-nicoises.net

et allez pour terminer sur une note + joyeuse une ptite video de

M.A.P au grand souk a Stalingrad 15/04/2007 pour la route !

co-organisateur des "grands souks populaires" de la campagne bové 2007 a Paris Nice et Montpellier (lors de la campagne des presidentielles 2007 des citoyens non-encartés (electrons libres) ont mis sur pied en 1 mois un projet collectif d’evenements se deroulant sur tout le territoire autour des valeurs de la solidarité et de l’ecologie soutenant la candidature citoyenne de josé bové ,candidature née de la petition de 30 electrons libres du web en janvier 2007.

ps : cet appel est le fruit de l’experience des espoirs decus post-larzac 2003 et des atermoiements a se federer des chapelles de gauche pg,npa,pcf etc

************************ L’Appel des appels, pour une insurrection des consciences

Demain, lorsque « la société des individus » sera définitivement installée, ce sera trop tard ; trop tard pour soigner, trop tard pour enseigner, trop tard pour chercher, trop tard pour juger en toute indépendance. Il ne restera plus à l’information et à la culture qu’à se faire les accessoires d’une fabrique de l’opinion, qui pourra en toute impunité « vendre à Coca-cola du temps de cerveau disponible ».

Face à la multiplication de prétendues réformes aux conséquences désastreuses, ce livre prône le rassemblement des forces. Il exhorte à parler d’une seule voix pour s’opposer à la transformation de l’État en entreprise, au saccage des services publics, et à la destruction de la société française et de ses valeurs.

Avec les contributions de :

ALAIN ABELHAUSER, HENRI AUDIER, BARBARA CASSIN, FRANCK CHAUMON, MICHEL CHAUVIÈRE, STEFAN CHEDRI, LAURENCE CROIX, PIERRE DARDOT, MARIE-JOSÉ DEL VOLGO, DIDIER DREYFUSS, PASCALE GIRAVELLI, ROLAND GORI, ANDRÉ GRIMALDI, LOUISE L. LAMBRICHS, LAURIE LAUFER, CHRISTIAN LAVAL, SAMUEL LEGENDRE, DANIEL LE SCORNET, LAURENT LE VAGUERÈSE, MARIE-JOSÉ MONDZAIN, PHILIPPE PETIT, SERGE PORTELLI, RÉMY POTIER, NICOLAS ROMÉAS, SOPHIE SIRÉRE, VALÉRIE DE SAINT-DO, ISABELLE THIS SAINT-JEAN, MICHEL SAINT-JEAN, MARIE-JEAN SAURET, BERNARD STIEGLER.

Sous la direction de Roland Gori, Barbara Cassin et Christian Laval

Paris : Mille et une nuits, 2009, 380 p.

http://www.appeldesappels.org/

À l’origine, un manifeste : L’Appel des appels

Les contributeurs, psychanalystes, enseignants, médecins, psychologues, chercheurs, dressent un état des lieux et une analyse dans chacun de leur domaine. Ils s’ adressent à l’ ensemble des citoyens pour combattre une idéologie de la norme et de la performance qui exige notre soumission et augure d’ une civilisation inique et destructrice de l’ humain.

Ils témoignent que dans l’ espace tragique de la crise actuelle et des mauvais traitements qu’ « on » lui fait subir, un futur est possible pour l’ « humanité dans l’homme ».

Fin 2008, les pétitions dénonçant la casse provoquée par les réformes se multiplient. Roland Gori et Stefan Chedri, psychanalystes et professeurs de psychopathologie, sont sans cesse sollicités. Face à la vive inquiétude qui s’empare des professionnels du soin, du travail social, de la justice, de l’éducation, de la recherche, de l’information et de la culture, ils décident de réagir.

Ils rédigent l’Appel des appels et son manifeste. Le mouvement connaît un succès immédiat : en mai 2009, il regroupait déjà 75 000 signataires. Signez l’APPEL DES APPELS

Contre les "réformes" Sarkozy.

« Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, attirons l’attention des Pouvoirs Publics et de l’opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps.

A l’Université, à l’École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s’accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions. Au nom d’une idéologie de "l’homme économique", le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois "naturelles" du Marché. Cette idéologie s’est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue.

Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette maintenant en "faillite" le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information et la culture.

Nous appelons à une Coordination Nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris. »

Le 22 décembre 2008,

Roland Gori et Stefan Chedri

Sont engagés dans cette démarche une série d’appels et de collectifs dont : Sauver l’hôpital public, Sauvons l’université,, Sauvons la clinique, Sauvons la culture,, Sauvons la recherche, Sauvons la statistique publique !, Sauvons les rased, le Collectif Papera, le Syndicat de la magistrature...

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Roland Gori : "Nous sommes dans une civilisation du profit "

Santé, justice, social, éducation, recherche, culture : le gouvernement veut imposer une logique entrepreneuriale à ces secteurs. Les professionnels s’y refusent. Un an après l’Appel des appels, le psychanalyste Roland Gori raconte une nouvelle étape de la lutte. Psychanalyste, professeur à l’université d’Aix- Marseille-I, Roland Gori est à l’initiative, avec Stefan Chedri, de l’Appel des appels lancé en décembre 2008. Il réunit des professionnels de la santé, du travail social, de la justice, de la recherche, de tous les secteurs dédiés au bien public, pour résister à la destruction de tout ce qui tisse le lien social. Parmi ses ouvrages publiés : Exilés de l’intime (2008), La Santé totalitaire (2005), Logique des passions (2003).

-  Un an après l’Appel des appels, lancé le 22 décembre 2008, vous repartez à la charge avec un livre appelant à “l’insurrection des consciences”. Quelle fonction attribuez-vous à ce nouvel appel ?

- Le livre de l’Appel des appels que nous avons coordonné, Barbara Cassin, Christian Laval et moi, rassemble environ vingt des contributions les plus symboliques de ce mouvement d’opposition sociale et culturelle. Au début de l’année, L’Appel avait reçu en quelques semaines le soutien de près de 80000 signataires. C’est du coeur de nos métiers de la santé, de la justice, du travail social, de l’éducation, de la recherche, de la culture, de l’information, qu’un collectif de professionnels s’est constitué pour alerter les pouvoirs publics et l’opinion publique sur le caractère idéologique des réformes qui tendent à instrumentaliser leurs métiers.

- Quels sont les symptômes de cette souffrance généralisée dans tous ces métiers ?

- On a pu constater que l’avalanche des nouvelles réformes gouvernementales tendaient à mettre en oeuvre un recodage de nos métiers sur le modèle de l’entreprise. Nous sommes dans une civilisation d’usuriers où le maître-mot est le profit. Pour les financiers, l’humain est devenu le moyen de produire encore plus d’argent. Par exemple, la gestion à l’hôpital n’est plus le moyen logistique du soin, c’est le soin qui est devenu le moyen de justifier la gestion et d’accroître la pression de la tarification sur les actes des soignants. Notre ouvrage appelle à une vigilance citoyenne, il sert de signal d’alerte. Demain, il sera trop tard pour soigner, éduquer, informer, pour juger en toute liberté et en toute indépendance !

- Pour reprendre une formule de Freud, le “malaise dans la civilisation” est-il au coeur de nos vies aujourd’hui ?

- Oui, à cause des conséquences désastreuses de cette manière de voir les métiers qui prennent soin des enfants, des malades, des jeunes en difficulté, des vieux, des étrangers, des “sans identités fixes”, bref des plus vulnérables d’entre nous, mais aussi de ce qu’il y a de plus vulnérable en nous, dans notre vie. Les plus vulnérables sont sacrifiés à un marché qui réifie les hommes, les marchandise, pour les faire circuler et produire comme des choses. Les articles de Dardot et Laval montrent comment cette nouvelle “rationalité néolibérale” est une pratique de gouvernement autant qu’une nouvelle construction de l’Etat qu’elle plie à sa botte et qui reconstruit en retour les pratiques sociales dans un management de la peur et de l’insécurité. Cette recomposition des professions aux valeurs du néolibéralisme est catastrophique dans tous nos secteurs et pervertit des champs professionnels comme ceux du soin, du travail social ou de la psychiatrie. La manière aussi dont nous traitons les étrangers et l’étrange – attitude qui révèle bien souvent la substance éthique d’une civilisation – est inquiétante.

- Comment en est-on arrivé là ?
- Nous analysons les processus : télécratie contre démocratie (Bernard Stiegler), marché des médias se substituant à l’esprit du journalisme (Philippe Petit), mais aussi ce goût de la “servitude volontaire” des individus prêts à sacrifier leur pouvoir de décision et de jugement au profit de ce que j’appelle ces “scribes de nos nouvelles servitudes” : les experts et les évaluations. Barbara Cassin montre enfin comment, dans une véritable schizophrénie, le pouvoir désavoue dans ses actes ce que ses discours peuvent dire de vrai. Rhétorique de propagande davantage que programme politique, pratique de publiciste davantage qu’énoncés d’autorité du politique. C’est à la construction d’un nouveau pouvoir collectif et démocratique qu’appelle notre “insurrection des consciences” face à un pouvoir personnel que je nommerais volontiers “tyrannique” au sens antique du terme : démagogique et populiste, prônant l’égalité de tous sauf d’Un seul ! Ce qualificatif désignant moins le style d’un homme que celui d’une politique la plus à même de justifier la transformation des hommes en marchandises, en “grains de sable” dont la stricte égalité consiste à être interchangeables.

- L’échec du monde de la recherche contre la réforme Pécresse au printemps ne révèle-t- il pas la difficulté à contester le pouvoir ?

- Je ne suis pas convaincu qu’il s’agisse d’un échec. La pertinence des analyses que l’on trouve dans l’ouvrage demeure quand bien même les réformes gouvernementales avancent tel un char d’assaut sans trop d’états d’âme. Mais, sur sa route, ce char néolibéral fait lever davantage les colères. Un pouvoir politique responsable ne saurait se réjouir trop vite de l’état d’apathie qui menace un peuple. Cette apathie politique est une sorte de syndrome mélancolique. Ce point de désespoir et de résignation a toujours constitué dans l’histoire un risque majeur pour la démocratie. La gauche est-elle en train d’inventer une voie différente ? Les forces de gauche réagissent différemment. Nous avons pu constater un intérêt renouvelé des forces syndicales et de certaines forces politiques, dont le PC, le Parti de gauche, les Verts et timidement le PS, pour ce mouvement d’“insurrection des consciences”. Il est vrai que l’action de Daniel Le Scornet de la Maison des métallos, vice-président de la nouvelle association de l’Appel des appels que nous venons de fonder, a aidé à dissiper les malentendus et faciliter des rapprochements.

http://www.lesinrocks.com

*************************** http://www.conseilnationaldelaresistance.fr

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** "Walter", retour en résistance... contre Sarkozy ?

NOUVELOBS.COM | 05.11.2009

Le film de Gilles Perret, "Walter, retour en résistance" , est sorti dans les salles le 4 novembre. A cette occasion, un appel a été lancé sur internet par le collectif Jeunes en résistance.

Résister se conjugue-t-il au présent ? C’est la question que pose le film de Gilles Perret sorti mercredi 4 novembre en salles : "Walter, retour en résistance". Le film est tourné sous la forme d’un reportage, dans lequel le voisin de Gilles Perret, Walter Bassan, 83 ans, ancien résistant et ancien déporté, raconte son histoire et donne ses impressions sur la politique actuelle du gouvernement.

Des méthodes "scandaleuses"

Le film fait polémique depuis plusieurs mois déjà, notamment sur les bancs de l’UMP. Il faut dire que Gilles Perret n’est pas tendre avec le gouvernement et le chef de l’Etat, dressant un parallèle entre la résistance aux Nazis pendant la seconde guerre mondiale, et la nécessaire résistance à la politique menée par Nicolas Sarkozy. Un brûlot que la droite française s’est empressée de condamner : "Les méthodes utilisées par Gilles Perret sont scandaleuses. Il fait un amalgame entre deux périodes qui n’ont rien à voir" a ainsi déclaré Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale. "J’ai été scandalisé par le parallèle fait entre la période de la résistance et l’attitude du gouvernement. J’en ai vu des films scabreux, mais en matière de propagande de gauche, on a rarement fait mieux" a pour sa part déclaré Lionel Tardy, député UMP de Haute-Savoie. La droite crie au scandale, Gilles Perret assume. Dans le film, Walter, mais aussi d’autres anciens résistants, soulignent que les acquis du Conseil National de la Résistance (les retraites par répartition, la sécurité sociale, la liberté de la presse...) sont battus en brèche par les gouvernements successifs. Un retour sur des acquis inexplicable au vu de leur signification historique, pour le réalisateur.

Un appel à la résistance

Alors, résister doit-il se conjuguer au présent ? "Oui" répondent en cœur les "jeune progressistes", signataires d’un appel que l’on retrouve sur leur site internet, à l’occasion de la sortie du film : les MJS, les Jeunes radicaux de gauche, l’Unef ou encore les Jeunes communistes, affirment leur attachement au programme défini par le Conseil National de la Résistance et appellent les Français à résister contre "les attaques actuelles du gouvernement contre les mécanismes de solidarité, le code du travail, l’indépendance de la justice et des médias (...)". "Les valeurs de la République sont en danger" affirme le collectif Jeunes en résistance. En 2004, treize anciens résistants avaient déjà lancé un appel à commémorer le 60ème anniversaire du Programme du Conseil National de la Résistance, de peur que celui-ci ne finisse par être oublié. "Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre, appelons les jeunes générations à faire vivre et transmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle" pouvait-on lire dans cet appel. L’héritage de la Résistance n’est pas boudé, bien au contraire. Nicolas Sarkozy lui-même a voulu se le réapproprier en demandant, à l’aube de son mandat, que la lettre de Guy Môquet soit lue chaque année dans tous les lycées. Une mesure largement dénoncée par l’opposition comme une utilisation politique de l’Histoire.

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Les jours heureux (sur "Walter, retour en résistance", de Gilles Perret)

09 Novembre 2009 Par Julien Thery

Le film de Gilles Perret passe dans une seule salle à Paris. C’est une raison de plus pour y aller. Vous y apprendrez des choses. Que le Conseil National de la Résistance avait dès mars 1944 rédigé un programme politique et social pour l’après-guerre dont les deux piliers étaient l’État social et une vraie liberté de la presse. Que soixante ans après, un appel de 13 grands résistants – boycotté par les médias – a invité « à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance » et « ses idéaux de démocratie économique, sociale et culturelle ». Que depuis 2007, la droite sarkozyste s’approprie l’héritage de la résistance.

Tout ça on le sait, direz-vous. Mais est-ce qu’on saurait dire comment on en est arrivé là ? Comment le message subversif du CNR a-t-il pu être intégré par l’entreprise de communication sarkozyste ? A défaut de répondre à cette question par les arguments mille fois entendus, Walter vous montre comment on bloque le mécanisme. Et cela vous ne le saviez pas.

La scène est forte. Le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer inaugure un musée de la Résistance dans son département de Haute-Savoie. Il prononce un discours où les combattants deviennent la France entière et leur message politique une simple imagerie du courage. Walter est là. Mais Gilles Perret, qui l’accompagne depuis quelque temps avec sa caméra, ne le voit pas dans la salle. Il le retrouve à l’extérieur. Walter écoute distraitement le discours, retransmis au-dehors, tout en papotant avec un vieux camarade. Son commentaire ? « Oh, moi, tu sais, je n’apprécie pas ».

Dans son dédain sans frustration il y a plus qu’un refus de collaborer à la comédie qui se joue à l’intérieur. Il y a une conduite de résistance dont le film tire bon profit. Il apprend et nous apprend que la Résistance est simple et sereine, simple et sereine comme Walter. Souvent la caméra le découvre légèrement à l’écart. Ou alors au centre d’autres rassemblements. Devant une classe, dans une école primaire qui l’a invité. Aux côtés de lycéens qu’il accompagne lors d’un voyage au camp de Dachau, où il a été prisonnier. Sur l’estrade d’une contre-manifestation au plateau des Glières. A chaque fois, la même simplicité, la même sérénité. A chaque fois le discours officiel est renversé. Comme quand, se baladant dans les vieilles rues d’Annecy, qui sont comme les traboules de Lyon, des dédales où la milice et les résistants jouaient au chat et à la souris, Walter précise que bien sûr, il ne peut pas dire le contraire, tout cela était aussi un jeu pour les adolescents qu’ils étaient, lui et ses camarades. Comme quand il retrouve l’un d’entre eux. C’est Constant Paisant qui, avant de se livrer aux caméra, nourrit ses cochons. Constant se souvient bien des dix-sept agent de police de Vichy pris en otage par ceux que les médias de la France collaboratrice appelaient "terroristes". Pétain n’a pas voulu traiter, huit otages ont été exécutés. Pas facile pour les maquisards qui avaient passé plusieurs semaines avec eux. Il fallait le faire ; ils l’ont fait. La confrontation ne demandait pas moins. C’était la guerre, et la guerre, c’est à mort. Constant y repense souvent. L’idée d’une France toute résistante est donc démentie. Ils furent une minorité, traquée, assassinée, déportée, méprisée par la majorité. Et aujourd’hui ?

Walter ne fait certes pas l’unanimité. La droite crie contre le film. A l’exception du Canard et de L’Humanité, les fanzines de la majorité présidentielle râlent. Ce qui est plutôt bon signe. Comme disait l’autre, quand l’ennemi passe à l’offensive, cela veut dire qu’on va dans la bonne direction. Restent les attaques des magazines « de gauche ». Maladroites, parfois proches de l’hystérie. L’article paru dans les Inrockuptibles est symptomatique à cet égard. Serge Kaganski commence par écrire, un brin condescendant et parce que, bien sûr, on est « de gauche » : « Les intentions de ce documentaire et la figure de Walter sont éminemment sympathiques ». Et poursuit aussitôt : « Mais, involontairement ou pas, le film entretient une confusion embarrassante entre entre camp de concentration et camp d’extermination, entre déportation pour faits de résistance et Shoah. »

Walter a été arrêté en France puis déporté à Dachau. Dans le film, nous l’avons dit, il y fait retour avec un groupe de lycéens. Le guide allemand montre bien les différentes couleurs qui distinguaient les prisonniers. Le rouge est celui des politiques. « Ma couleur » glose Walter. Il vient d’entrer par la porte principale du camp avec le groupe d’adolescents. C’est par là qu’il est entré jadis avec ses camarades au sortir du wagon plombé, en courant, pressé par les SS et les kapos. Il montre un point au loin, de l’autre côté du camp. On leur a dit à tous, à leur arrivée : « Vous êtes entrés par cette grande porte, mais vous ne sortirez que comme ça, sous la forme de cette fumée qui monte là-bas ». Là-bas, explique Walter, montait la fumée des fours crématoires, où beaucoup de ses camarades épuisés par le froid, le travail, les coups et autres brimades, allaient effectivement finir. Un peu plus tard, Walter et les lycéens sont dans le local des fours crématoires. Des fours individuels en brique, alignés, avec un brancard coulissant devant chaque bouche, sur lequel on posait le cadavre du prisonnier. Silence. « C’était là », dit Walter. A aucun moment du film il ne fait la moindre confusion entre la crémation des prisonniers « ordinaires » tués à petit feu à Dachau et l’extermination des juifs. Il a parlé de « fours crématoires » parce que ce sont des fours crématoires. La simple vérité lui en donne le droit. La mort de ses camarades aussi. Celle de son frère aussi, qui était avec lui au début à Dachau, qui contrairement à lui n’arrivait pas à « garder le moral », qu’il n’arrivait plus à soutenir, et dont le corps est finalement passé par un four comme ceux-là après son transfert à Buchenwald.

Kaganski, qui ignore la différence entre four crématoire et chambre à gaz, trouve tout cela « embarrassant » : « Aussi horrible fût-il, Dachau n’était pas Treblinka ». Ce qui nous embarrasse, pour le coup, c’est sa mauvaise fois spontanée – spontanée et, finalement, prévisible, comme un réflexe. Treblinka n’est pas cité au hasard. Ce simple nom oppose au documentaire rustique et direct de Gilles Perret la bible documentaire de Claude Lanzmann. Le film qui porte le mot Shoah dans son titre a imposé les règles et les limites du documentaire sur les camps. Shoah, mais aussi Pourquoi Israël et Tsahal, sont utilisés politiquement pour défendre le colonialisme d’Israël en Palestine. Ce qui peut-être ne pose pas problème à Kaganski. Le critique des Inrockuptibles, en revanche, stigmatise aussi bien au nom du sens commun que de l’immanquable « complexité » le lien réaffirmé par Walter entre le combat de la Résistance et celui d’aujourd’hui contre le démantèlement de l’État social. Kaganski : « Quand Walter dénonce les attaques actuelles contre la sécu ou les retraites, on aimerait que lui ou le film ne se content pas d’analogies sommaires avec la situation de 39-45 mais creusent la question complexe de notre système de protection sociale dans un monde qui a considérablement changé ».

Encore une fois, le texte des Inrockuptibles est deux fois imprécis et confus. Primo, parce que le film ne dit pas que la situation économique est la même. Au contraire. Walter remarque qu’entre 1946 et 1952 la France a pu appliquer le programme social du CNR alors que l’économie européenne était aux abois. Aujourd’hui, une France mille fois plus riche impose une redistribution vers le haut. Secondo, manifestement, Kaganski ne sait pas ce que c’est qu’une analogie. Entre la Résistance et aujourd’hui, entre « Hitler et Sarkozy », comme le résume le critique des Inrockuptibles, ce n’est pas une comparaison qui est proposée. Bien au contraire, le film constate la réelle continuité historique entre les conquête sociales de la Libération, acquises seulement parce que le patronat n’était pas en position, vu son attitude récente, d’imposer ses intérêts, et la situation actuelle, où le même patronat, blanchi par le temps et par l’oubli, peut imposer la destruction des mêmes conquêtes sociales. La preuve ? Assis dans sa cuisine, Walter lit « Adieu 1945 », un article de Denis Kessler publié dans Challenge, autrement dit un texte à usage interne du patronat. « Au moins, ça a le mérite d’être clair ». En citant le programme du CNR, l’idéologue du MEDEF énonce noir sur blanc le projet d’ensemble du patronat : l’objectif est de revenir sur toutes les réformes voulues par la Résistance et effectivement mises en place dans l’immédiat après-guerre. Les retraites par répartition, la Sécurité sociale, le refus de la concentration dans la presse.

On comprend pourquoi ce petit film dérange tant. Il démasque dans toute sa clarté un projet qui ne peut, sauf dans Challenge, se dire ouvertement. Un projet qui impose, pour être appliqué, une neutralisation de l’histoire dans la grande communion unanimiste du « tous résistants ». Il faut annuler les conflits du passé pour refouler ceux du présent. Encore une scène. Walter rend visite à son ami et voisin John Berger, l’écrivain et militant anglais, membre du Tribunal Russel pour la Palestine. Ils évoquent les combats du présent et du passé. Gilles Perret interrompt Walter : « Tu as remarqué que tu dis nous quand tu parle de ceux qui ont pris la Bastille ? » Encore un amalgame, peut-être. Surprise de Walter. Qui explique, sans le citer, la leçon du Manifeste. L’histoire est celle de la lutte des classes ; à chaque époque on a à choisir son côté. Bien sûr que 1789, c’est son histoire.

L’accusation d’amalgame, on l’a déjà entendue à propos de La Question humaine de Nicolas Klotz. Le film disait que la machine nazie et les pratiques du management néo-libéral pourraient bien partager, sur un certain plan, une même logique : celle de la gestion de « populations », pour le résumer en termes foucaldiens. Eichmann et nos contemporaines « Directions des ressources humaines » ont pour point commun formel de traiter les hommes comme une matière à gérer. Scandale : comment peut-on oser rapprocher le mal absolu, l’histoire sacrée de la Shoah, et la « concurrence libre et non faussée » ? Le blasphème, en vérité, était si grand qu’il était imprononçable. Il ne s’agissait pas de comparer, de faire une analogie, mais de mette au jour une structure commune, dans laquelle nous sommes tous pris et à laquelle (vérité insupportable) nous ne résistons guère.

Walter ne verse jamais dans l’analogie. Sa double force est d’une part de démonter l’idéologie et la rhétorique de « l’amalgame », d’autre part de faire voir la persistance dans l’histoire des conflits entre dominants et dominés. Et ce en esquivant tout débat journalistique, mais à chaque fois avec la présence encombrante, insistante, d’un homme. Il n’est pas surprenant, donc, que la présence de Walter sur un plateau de Haute-Savoie et dans les salles obscures irrite aussi bien un Bernard Accoyer qu’un Serge Kaganski.

Le film se contente de résister à l’entreprise d’oubli et de confusion. Gilles Perret adopte la calme ingénuité de Walter quand il demande à Accoyer comment il peut à la fois faire l’éloge de la résistance et participer à un gouvernement qui œuvre à en détruire le programme. C’est un autre moment extraordinaire de Walter. La confrontation entre deux langages. Accoyer est un professionnel du spin. Il étouffe sa rage sous un voile d’impassibilité. Il explique, pédagogique devant la caméra, que le néo-libéralisme et la globalisation sont avant tout une occasion de progrès pour les pauvres. Quelques instants après, persuadé que Perret n’enregistre plus, il exige que le réalisateur lui donne son nom, le lui épèle, lui communique ses coordonnées. « Normalement, je n’accepte pas d’interview sans avoir préparé avec mes collaborateurs ». Il s’indigne de « l’amalgame », menace Perret de rétorsions si les images sont utilisées. « Vous allez recevoir une lettre de l’Assemblée Nationale ». La lettre arrive, Perret en fait la dernière image du film.

Un précédent. Dans Pas vu pas pris, en 1999, Pierre Carles montrait à une série de grandes personnalités du PAF une séquence « volée » où Étienne Mougeotte, patron de TF1, et François Léotard, ministre de la défense, sans savoir qu’ils étaient filmés, conversaient en toute connivence autour de leurs intérêts politiques et économiques communs. Et la question à chaque journaliste interviewé était : « Qu’en pensez-vous ? ». Gêne, explications embarrassées, énervements, colère, menaces. Le documentaire est refusé par Canal Plus ; Pierre Carles de ce refus fait un film dans le film, qui essuie l’hostilité de la presse « de gauche » à sa sortie en salles. Carles, décidément, aura inventé une méthode, celle du film-molotov. La caméra comme simple instrument de lutte politique.

Brut, rustique, direct. N’attendez pas de Walter une recherche cinématographique. Il n’y a pas plus de rapport spécifique entre Jack Daniel’s et la guerrilla urbaine qu’entre la caméra de Perret et la défense du message des Résistants. Ce qui n’exclut pas d’y trouver de la beauté. De la poésie aussi. Un trait commun frappe chez ces figures de résistants. Chez Walter Bassan, le personnage principal, tout en sérénité et radicalité tranquille. Chez sa femme Bernadette, toute réservée, qui intervient de loin en loin dans les conversations pour préciser que Walter ne peut manger une salade lavée par un autre que lui-même à cause de ses 11 mois de soupe aux moucherons et aux cafards dans le camp de Dachau. Bernadette qui finit par répondre à ce qu’elle considère comme « une question indiscrète » en précisant dans un sourire qu’elle connaît Walter depuis 1959, puis ajoute qu’« elle y tenait » quand on lui fait remarquer que cela fait beaucoup de temps. Chez l’ami plus sombre Constant Paisant, ébouriffé et mal rasé, qui dit l’horreur inexorable de la guerre en laissant voir son trouble toujours intact soixante ans après. Chez l’ambassadeur de France Stéphane Hessel, 91 ans, « médiateur des sans-papier », enjoué, doux, vif et tranchant, qui débarque en mai 2008 sur le plateau des Glières pour soutenir la contre-manifestation. Chez John Berger aussi, 83 ans comme son ami Walter. Ce qui frappe chez tous, c’est la force de vie dont ils rayonnent. L’incroyable fraîcheur de ces êtres qui n’ont de vieillards ni l’esprit, ni les corps - les rides certes, mais pas la fatigue. Leur extraordinaire jeunesse. Non pas leur résistance à l’âge qu’ils ont, mais la résistance de ce qu’ils portent en eux : « Les jours heureux ». Tel était le titre, étonnamment poétique, du fameux programme rédigé, en pleine Occupation, par le Conseil National de la Résistance. Nous vous proposons de le relire, ainsi que l’appel de 2003 qui en célèbre l’anniversaire.

Eugenio Renzi, Julien Théry

http://www.independencia.fr/indp/8.0_WALTER_PERRET.html

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Le texte original du programme du Conseil National de la Résistance.

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du CNR, délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.

II. Mesures à appliquer dès la Libération du territoire

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en oeuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du CNR proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :

1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle

2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration

3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par les gouvernements de l’axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable

4) Afin d’assurer :

- l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

- la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

- la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères ;

- la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;

- l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

- le respect de la personne humaine ;

- l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

- l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociall impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

- une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des États fascistes ;

- l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’État après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

- le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

- le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

- le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

b) Sur le plan social :

- le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

- un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

- la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;

- la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;

- la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

- l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;

- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

- le dédommagement des sinistrés et desallocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation. Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.

L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi. En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du CFLN et de son président le général de Gaulle ! En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !

Appel à la commémoration du 60e anniversaire du programme du C.N.R. de 1944

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.

Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.

Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :

Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (CNR) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc.

Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’ intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.

Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.

Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : « Créer, c’est résister. Résister, c’est créer ».

Signataires : Lucie Aubrac [1], Raymond Aubrac [2], Henri Bartoli [3], Daniel Cordier [4], Philippe Dechartre [5], Georges Guingouin [6], Stéphane Hessel [7], Maurice Kriegel-Valrimont [8], Lise London [9], Georges Séguy [10], Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant [11], Maurice Voutey [12]

notes bas page

[1] Lucie AUBRAC, née Bernard, est née le 29 juin 1912 dans la région de Mâcon. Avant la guerre, ses études universitaires à la Sorbonne (agrégée de l’université) l’amènent à enseigner l’histoire. Pendant la guerre, elle s’engage dès 1940 dans la Résistance à Lyon avec son mari, Raymond Aubrac, où elle contribue à créer le mouvement Libération-Sud. A la tête d’un commando armé, elle mène notamment une action militaire pour faire libérer son époux, les deux époux quittèrent la France en février 1944 pour rejoindre de Gaulle à Londres, puis à Alger. Après la guerre, en 1945, au moment où les femmes françaises accèdent pour la première fois au droit de vote, elle crée le journal Privilège de femmes qui n’existera que quelques mois. Elle est membre de l’Assemblée consultative issue de la Résistance et chargée de superviser les Comités départementaux de Libération. Elle reprendra ensuite l’enseignement de l’histoire. Lucie Aubrac a publié plusieurs ouvrages dont, en 1984, un récit sur l’évasion qu’elle organisa pour libérer son mari de Klaus Barbie, Ils partiront dans l’ivresse.

[2] Raymond AUBRAC est né le 31 juillet 1914 à Vesoul (Haute-Saône). Avant la guerre il est Ingénieur des Ponts et Chaussées avant la guerre, il s’engage dans la Résistance à Lyon où il participe avec sa femme, Lucie, à la création du mouvement Libération-Sud. Chargé de la publication du journal Libération, l’un des plus importants journaux clandestins, dont le premier numéro sort en juillet 1941, il fut en octobre 1942 chargé, au sein du réseau Libération-Sud, de l’organisation paramilitaire du réseau. Il devient membre de l’Etat-major de l’Armée secrète du général Delestraint. Arrêté à deux reprises, le 15 mars 1943 par la Milice, et le 21 juin avec Jean Moulin par Klaus Barbie, il est libéré par un groupe franc dirigé par son épouse. Parti pour Londres, puis pour Alger, il est délégué à l’Assemblée consultative en 1944. Après la guerre, il est Commissaire régional de la République à Marseille de 1944 à 1945, puis directeur et inspecteur général au ministère de la Reconstruction de 1945 à 1948, chargé du déminage du pays. Il est l’auteur, entre autres, de Résistances (1997).

[3] Henri BARTOLI, lycéen, puis étudiant à la faculté de Droit, il diffuse des journaux clandestins comme Témoignage chrétien. Il distribue des faux papiers avec son père médecin. Agent de liaison dans l’armée secrète, il participe au réseau Catanga et travaille au sein du CNR pour préparer la politique économique d’après guerre.

[4] Daniel CORDIER est né le 10 août 1920 à Bordeaux. Pendant la guerre, il est l’un des premiers à répondre à l’appel du général de Gaulle en juin 1940 et entre au Bureau central de renseignement et d’action (BCRA). Il est volontaire pour accomplir des missions en France et c’est ainsi qu’il est parachuté le 26 juillet 1942 pour servir auprès de Jean Moulin, délégué du général de Gaulle. Il devient rapidement le principal collaborateur du fondateur du Conseil National de la Résistance.

Après la guerre, de retour à Paris, il se consacre à la peinture et ouvre une galerie en 1956. Entre 1973 et 1989, il effectue sept donations à l’État : 500 œuvres de 64 artistes différents, intégrées aux collections du Musée National d’Art Moderne (Centre Georges Pompidou). A partir de 1977, il devient historien pour défendre la mémoire de Jean Moulin.

[5] Philippe DECHARTRE, pseudonyme que prend dans la Résistance Jean DUPRAT-GENEAU, né le 14 février 1919 au Viêt-Nam. Avant la guerre il a été élève au lycée Louis-le-Grand à Paris et à la faculté de Droit de Paris. Il est licencié en droit puis producteur et réalisateur de spectacle. Pendant la guerre, il est Délégué général des prisonniers de guerre, déportés de la résistance et déportés du travail auprès du Gouvernement provisoire de la république à Alger (1944), il appartient aux cercles gaullistes historiques. Après la guerre il a été plusieurs fois ministre et député, il est membre depuis 1994 du Conseil économique et social dont il est aujourd’hui le Doyen.

[6] Georges GUINGOUIN né le 2 février 1913 à Magnac-Laval (Haute-Vienne). Avant la guerre il fait ses études à l’école primaire supérieure de Bellac puis à l’Ecole normale d’instituteurs de Limoges (1931-1934). Pendant la guerre il est mobilisé en 1939 et le 18 juin 1940, blessé au combat, Georges Guingouin se retrouve à l’hôpital de Moulin qu’il quitte afin de ne pas être prisonnier. Il organise la résistance dès juillet 1940 sous forme de groupes clandestins et par la diffusion de tracts. Il prend le maquis en avril 1941, à la tête d’une imprimerie clandestine et créé les premiers groupes armés nommés Francs Tireurs. Il organise de nombreuses actions de sabotage. Le 12 août 1944, il donne l’ordre d’encercler Limoges, ce qui permettra, le 21 août 1944, la libération de la ville sans aucune perte humaine. Au lendemain de la libération de Limoges, 20 000 combattants en Haute-Vienne sont sous les ordres du colonel Guingouin dont 6 500 iront combattre dans les départements voisins. Dans la période d’après-guerre, il est élu maire de Limoges en mai 1945 jusqu’à octobre 1947 et conseiller municipal jusqu’en janvier 1953. Il reprend ensuite son métier d’instituteur dans l’Aube jusqu’à sa retraite en 1968.

[7] Stéphane HESSEL, né le 20 octobre 1917 à Berlin (Allemagne). Arrivé en France en 1924, il est admis en 1937 à l’Ecole Normale Supérieure et naturalisé français. Pendant la guerre, en juin 40, il essaie de rejoindre Londres sans succès. Il n’y parviendra qu’en 1941 et il rejoint le général de Gaulle. Il fera partie du BRCA. Organisateur de la mission Greco qui doit organiser la couverture radio sur l’ensemble du territoire français pour le Débarquement, il est arrêté en juillet 1944 et est déporté à Buchenwald puis à Dora. Revenu des camps, il passe le concours du Quai d’Orsay et commence une carrière diplomatique. Il sera, entre autres, sous-directeur du Programme des Nations Unies pour le Développement de 1971 à 1972. Représentant permanent de la France auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, il devient Ambassadeur de France en 1981. Il a siégé à la Haute Autorité de la communication audiovisuelle et au Haut Conseil pour l’intégration. Il a représenté la France à la Conférence mondiale de Vienne pour les droits de l’homme en 1993.

[8] Maurice KRIEGEL-VALRIMONT, né à Strasbourg en 1914. Il est, avant-guerre, syndicaliste et, selon ses propres mots, « jeune antifasciste de tendance rebelle ».

En 1944, il est au commandement national des Forces françaises de l’intérieur et reçoit avec le général Leclerc et Henri Rol-Tanguy, la reddition de von Choltitz à la Libération de Paris. Grand officier de la Légion d’honneur, membre du Comité d’action militaire (COMAC : organe de commandement des FFI en France) du Conseil national de la Résistance. Après la guerre il est député communiste de Meurthe-et-Moselle sous la IVe République, il exercera également les fonctions de vice-président de la Haute-Cour de justice. Il est l’auteur, notamment, de Mémoires rebelles en 1999.

[9] Lise LONDON, ancienne des Brigades Internationales dans l’Espagne républicaine, capitaine dans la Résistance, ancienne déportée à Ravensbrück, officier de la Légion d’honneur, elle a participé activement à sortir son mari, Arthur London, des griffes staliniennes. Ce dernier, nommé vice-ministre des Affaires étrangères de Tchécoslovaquie en 1949, sera kidnappé en pleine rue le 28 janvier 1951, et devient l’un des quatorze accusés du procès de Prague en 1952, à qui l’on arrachera des aveux de « conspiration contre l’État » qui se révèleront plus tard fabriqués. Onze condamnations à mort par pendaison, trois à perpétuité, dont Arthur London. Les progressistes d’Europe ont découvert ce drame dans l’Aveu.

[10] Georges SÉGUY, né le 16 mars 1927 à Toulouse (Haute-Garonne). Avant la guerre il est ouvrier imprimeur et militant syndical. Pendant la guerre il devient responsable des Francs-Tireurs et Partisans Français, est arrêté en 1944 et déporté au camp de Mauthausen. Après la Libération, il est membre du Syndicat des cheminots de Toulouse de 1946 à 1949. Secrétaire général de la Fédération des cheminots CGT de 1961 à 1965, il devient Secrétaire général de la CGT de 1967 à 1982 et président d’honneur de l’Institut d’histoire sociale de la CGT. Il est l’auteur, entre autres, de Lutter (1975) et La Grève (1993).

[11] Jean-Pierre VERNANT, né le 4 janvier 1914 à Provins (Seine-et-Marne). Avant la guerre, jeune antifasciste dans le Quartier Latin des années 30, il fait ses études secondaires à Paris aux lycées Carnot et Louis-le-Grand puis des études de philosophie à la Sorbonne. En 1937 il est reçu premier à l’agrégation de philosophie. Appelé au service militaire en octobre 1937, il est sergent-chef dans l’infanterie et reste mobilisé à la déclaration de guerre en septembre 1939. Démobilisé, il est nommé professeur au lycée de Toulouse et entre en résistance dès le mois de juillet 1940 en éditant à Narbonne avec son frère des tracts qu’il colle la nuit sur les murs de la ville. En février 1942, il entre dans le mouvement Libération et organise à Toulouse les groupes militaires de ce mouvement. En novembre il est nommé chef départemental de l’Armée Secrète (AS) pour la Haute-Garonne. Au début de 1944 il commande plusieurs groupes qui opèrent des destructions diverses, l’exécution d’agents de la Gestapo et de la Milice et la destruction de fiches de recensement pour le STO. Le 19 août 1944, il entre dans Toulouse à la tête de ses hommes. En septembre 1944, il devient responsable des Forces française de l’Intérieur (FFI) de Haute-Garonne, remplaçant Serge Ravanel à la tête de 45 000 hommes des neuf départements du Sud-ouest. [12] Maurice VOUTEY a participé à la Résistance dans les rangs du Front National (FPJ puis FUJP). Arrêté, il a été déporté à Dachau puis dans les camps du Neckar. À son retour, il a enseigné l’histoire et la géographie et a publié différentes études historiques et biographiques. Maurice Voutey est actuellement secrétaire général de la Fédération nationale des déportés et internés résistants patriotes (FNDIRP). Il est l’auteur d’un roman intitulé Baptiste ou la terre promise, le pouvoir dictatorial allemand reste son domaine de prédilection. L’histoire du système concentrationnaire nazi, les camps nazis, l’ère hitlérienne et la presse clandestine, pendant l’occupation, font partie de sa bibliographie sur le sujet.

LES JOURS HEUREUX :WALTER, RETOUR EN RÉSISTANCE de Gilles Perret

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* MANIFESTE DU COLLECTIF AUX URNES ETC

« AUX URNES ETC » C’EST UNE IDEE EN COURS QUI N’A PAS FINI D’EVOLUER.

« AUX URNES ETC » CE SONT DES VOLONTES COMMUNES QUI PRENNENT FORME PARCE QUE DOIVENT CESSER LES INEGALITES, LE MANQUE DE SOLIDARITES, ET PARCE QUE NOUS DEVONS RECONQUERIR NOS LIBERTES.

« Aux Urnes Etc » , C’EST A L’INVITATION D’ASSOCIATIONS CULTURELLES, SPORTIVES, DE QUARTIER, DE SOLIDARITE, DE TROUPES DE THEATRE, D’ORGANISATEURS DE FESTIVALS, DE MILITANTS, DE GROUPES DE MUSIQUE ET CE SONT DES PUBLICS QUI DEVIENNENT ACTEURS.

« AUX URNES ETC » EST UNE POSSIBILITE POUR TOUS DE S’ENGAGER DANS UNE DEMOCRATIE DIRECTE ET SANS PAPIERS APPUYEE SUR LES SAVOIRS-FAIRE ACQUIS EN MATIERE DE SPECTACLES ET DE RENCONTRES.

« AUX URNES ETC » CE SONT DES CHAPITEAUX QUI REUNISSENT EXPOS, THEATRE, DEBATS, RENCONTRES, MUSIQUE, PROJECTIONS, JEUX, SCENES OUVERTES...

DES COLLECTIFS LOCAUX SE CHARGENT DE L’ACCUEIL D’« AUX URNES ETC », DE LA MISE EN RELATION AVEC LES ASSOCIATIONS LOCALES, LES HABITANTS, LES ARTISTES, DE PROPOSER DES THEMES DE DEPART AFIN DE CONSTRUIRE ENSEMBLE DES ACTIONS ORIGINALES, DE FAVORISER L’ECHANGE.

« AUX URNES ETC » C’EST EN 2007, EN PLEINE CAMPAGNE ELECTORALE. OR, TRISTE CONSTAT QUE NOUS AVONS DU FAIRE : ELITES AUTOPROCLAMEES, PROFESSIONNELS DE LA POLITIQUE ET EXPERTS AUTORISES NE NOUS REPRESENTENT PAS, NE NOUS RESSEMBLENT QUE PEU, NE NOUS COMPRENNENT VISIBLEMENT PAS, VOIRE MEME NE DEFENDRAIENT PAS NOS INTERETS.... UNE IDEE EST APPARUE SEDUISANTE : PUISQUE CHACUN EST CONCERNE, CHACUN EST CAPABLE DE DECIDER DE CE QUE DOIT ETRE LA SOCIETE !

PUISQU’ « UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE », PUISQU’IL EST A CONSTRUIRE, ESSAYONS DE LE FAIRE ENSEMBLE SANS LAISSER L’ECONOMIE, L’ENVIRONNEMENT, LES POLITIQUES D’IMMIGRATION, LE CHOIX DES SERVICES PUBLICS, LA LIBERTE DES MEDIAS, NI AUCUN DES THEMES QUI FONT NOTRE QUOTIDIEN ENTRE LES MAINS DE « SPECIALISTES » .

DANS « AUX URNES ETC », ON AURA PAS PEUR DES AUTRES, ON AURA PAS PEUR D’APPRENDRE DES AUTRES ET ON AURA MEME PAS PEUR D’APPRENDRE AUX AUTRES !

« AUX URNES ETC »... SERA POUR NOUS UN SUCCES QUAND CHACUN SE REAPPROPRIERA CETTE PART DE COLLECTIF QUI NOUS EST VOLEE : LA REFLEXION ET L’ACTION POLITIQUE. LES GROS MOTS SONT LACHES ? ESPERONS QUE LES IDEES ET LES ACTES LES SUIVENT VITE !

UNE VERITABLE DEMOCRATIE EST A INVENTER. QU’ELLE PASSE OU NON PAR LE BULLETIN DE VOTE FAIT PARTIE DU DEBAT MAIS DANS TOUS LES CAS , ELLE NE SE DISPENSERA PAS DE PASSER PAR LA VIE PARTAGEE, LES LUTTES MENEES, LES PENSEES ECHANGEES...

NOUS PROPOSONS QUE LES CHAPITEAUX DE « AUX URNES ETC » PARTICIPENT A TOUT CELA.

EXPLICATION DU PROJET DU COLLECTIF

AUX URNES ETC ... : Ce projet est créé à l’initiative de plusieurs entités : le chapiteau Latcho Drom et Un air 2 familles (Les Ogres de Barback et les Hurlements d’Léo) suite à plusieurs évènements (augmentation de la précarité, problèmes des intermittents, lois sur l’immigration…). Après de nombreuses réflexions et interrogations, nous avons décidé, ensemble, de créer un collectif et de nous investir durant l’année préélectorale. Le but étant de passer un message fort autour de la citoyenneté, de parler de toutes les actions possibles, en tentant de créer des conditions favorables a la prise de parole de chacun. Le projet du collectif se base sur la rencontre et l’échange entre public, artistes, et associations locales dans le but d’amener une réflexion , et d’éveiller les consciences politiques.

1. Présentation et objectifs

À l’approche des prochaines élections présidentielles en mai 2007, nous, artistes, techniciens, acteurs associatifs, citoyens du monde, souhaitons proposer une réflexion sur la citoyenneté en allant à la rencontre de différents publics afin de réunir et sensibiliser jeunes et moins jeunes aux différentes actions citoyennes possibles. Nous proposons d’organiser des rencontres, des échanges, et de créer du dialogue en donnant la parole notamment aux associations locales .

Nous basons cette action autour d’un lieu d’échange, de rencontres et d’animations : des chapiteaux pouvant accueillir cabarets citoyens, projections forums associatifs, spectacles.. Notre action se déroule un deux temps : Un premier temps dont le but est de toucher d’autres publics que le public de concert habituel en tentant de démontrer l’importance de se réunir ,de participer politiquement à la vie de la cité et socialement en se regroupant en associations, en partageant, en échangeant… Un deuxième temps sous une forme plus habituel : petits concerts, forum associatif et spectacles divers et variés.

Pour réaliser ce tour de France en régions, l’association Latcho Drom met à disposition d’associations locales ses 3 chapiteaux. Ils pourront se déplacer en milieu rural et/ou urbain selon les possibilités d’accueil dans les différentes régions par les associations souhaitant participer au projet.

2. Déroulement et contenu du projet

La tournée AUX URNES ETC . se déroulera d’octobre 2006 à mai 2007. Les chapiteaux seront accueillis par des structures locales chaque semaine dans une région différente. Les animations proposées sur la semaine seront ouvertes au public, seuls les concerts de fin de semaine seront payants (participation modérée) afin de couvrir les frais engagés par chaque structure.

Les structures locales qui accueilleront les chapiteaux proposeront des rencontres pour favoriser l’échange entre les intervenants . Pour avancer ensemble, chaque structure d’accueil conservera l’éthique générale du projet en l’adaptant en fonction des problématiques de chaque région en favorisant ainsi la rencontre des différentes associations locales qu’elles soient militantes, sportives, culturelles, d’animations des quartiers.. Nous souhaitons donc proposer des interventions artistiques de toutes sortes qu’elles soient musicales, théâtrales, plastiques afin de provoquer des rencontres improbables.

Nous souhaitons également provoquer des rencontres entre artistes de styles musicaux différents (voire opposés) afin de participer à l’éclectisme et de mêler des publics différents.

Concernant les actions fortes abordant les thèmes proposés, nous proposerons sur toute la durée de la tournée :
- une exposition permanente sous le petit chapiteau réalisée par des dessinateurs/illustrateurs
- des projections de films / documentaires à caractères sociaux
- un spectacle de la compagnie de théatre hip hop « Matière Première »

Planning type envisagé :

Lundi : Routing, arrivée et montage des chapiteaux Mardi : Fin de montage chapiteaux, installations son, lumière, expositions… Mercredi : Rencontres, animations des établissements scolaires, les foyers de jeunes travailleurs, les MJC, les MPT… Jeudi : Journée ouverte, actions de proximité, cabarets citoyens, projections, expo, spectacle Soupe Sound System, interventions artistiques Vendredi : Journée ouverte, actions de proximité, cabarets citoyens, projections, expos, interventions artistiques, concerts Samedi : Journée ouverte, cabarets citoyens, projections, expos, interventions artistiques, concerts, participation d’associations nationales Dimanche : Démontage

Les groupes faisant partie du collectif ne seront évidemment pas sur toutes les dates mais nous rejoindront dès que possible pour participer aux rencontres !

Ils sont déjà présents dans le collectif :

Artistes : les Ogres de Barback, les Hurlements d’Léo, Marcel et son Orchestre, Compagnie Soup sound system, La Phaze, Mouss et Hakim, Babylon Circus, Kebous, Tryo, K2R Riddim, Semtazone, Debout sur le zinc, Semtazone, Compagnie Jolie Môme, La Ruda, High Tone, Compagnie Humani Théâtre, Eiffel…

Associations & Festivals : Tactikollectif (Midi Pyrénées), Zarma (Rhônes Alpes), Enfermés Dehors (Creuse), Defakto, L’Art Scène, Latcho Drom, le Collectif des Musiques Actuelles Amplifiées 07 (Ardèche), Rue Tabaga et Couvre Feu (Pays de Loire), Contact Sud Musique (Var), Boulegati (Alpes-Maritimes), Premier Dragon (Ile de France), Le Demoak (Pays Basque), Le Gag (Bourgogne),ACP (Pau), Fédération Départementale des Foyers Ruraux (Meurthe et Moselle)

Lieux de diffusion : La Cave aux poètes (Roubaix), MJC (Sens), Le CLAMS (Bordeaux), Centre culturel et social d’Albertville (Savoie)

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Les Chapiteaux du collectif Aux Urnes ETC... s’installent à Nice

La politique n’est pas qu’une affaire de professionnels. La politique, c’est la rencontre au quotidien de tous les citoyens, le partage des idées, des savoirs, des différences. C’est pour favoriser ce brassage que les Chapiteaux du collectif Aux Urnes ETC... s’installent à Nice, sous les eucalyptus du parc Auvare, du jeudi 29 au samedi 31 mars 2007. Trois jours de dialogues, d’expos, de créations, de rencontres, autour des thèmes de la mondialisation, l’environnement, les politiques sociales, la liberté d’information, la solidarité, le partage des connaissances et des compétences... Trois jours, aussi, d’esprit festif, en musique et à la rencontre de toutes les formes d’expression pour un mesclun artistique. À l’approche des élections présidentielles et législatives, nous, artistes, techniciens, acteurs associatifs, citoyens du monde... comptons sur vous pour faire entendre votre voix en participant à cette fête de la politique

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Petit à petit, le Grand Souk Populaire du 15 avril grandit à Paris, Lunery, Montpellier et partout

(le 5 Avril 2007)

En Ile-de-France, c’est à la rotonde a Stalingrad le 15 avril de 12h à 19h avec José, Mouss et Hakim de Zebda, le Ministère des Affaires Populaires, Tarace Boulba, Akli D, Fantani Touré, Dupain...ta grand mère et son cassoulet, ta soeur et son couscous...

Le Grand Souk Populaire se tiendra autour de trois lieux principaux (Paris, Montpellier et Lunery, dans le Cher) et que chacun-e adaptera avec son collectif.

Le principe ?

Se réapproprier l’espace public (s’installer sur une place, dans une rue, dans un parc) pour faire discuter, convaincre, inviter, autour d’une bonne bouffe, d’un p’tit concert, d’une belle expo... Les idées ne manquent pas et circulent rapidement... ca chauffe dans les collectifs !

A Paris, une incertitude subsiste sur l’autorisation préféctorale. Mais on y croit et on avance obstinément.Le collectif Macaq a répondu "banco !" quand on leur a proposé de décorer la rue, ils se sont réunis cette aprèm’ pour discuter scéno marrante, zone de jeux pour les mômes.... Côté scène, le Ministère des Affaires Populaires a répondu présent, ainsi que Mouss et Hakim de Zebda qui monteront une mise en scène avec les copain-ine-s du collectif Banlieue Immigration, ainsi que la fanfare Tarace Boulba, que la chanteuse malienne Fantani Touré, ou que le groupe occitan Dupain..

A Montpellier, l’équipe s’est formée et avance très très vite.... et les projets fourmillent : un chapiteau vidéo, des stands, une espace débat, un chapiteau docu... et l’essentiel : un bal pop pendant toute la nuit !

A Lunery, le maire tique. Grégoire des Tetes Raides nous en racontera plus prochainement..

Walter, retour en resistance..contre Sarkozy

Walter, retour en resistance contre Sarkozy, l’Appel des Appels

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